Bonne lecture!
Bonjour a tous!
Je reprends le cours de nos aventures. Desole de ne pas avoir donne de nouvelles plus tot, mais voila 2 fois que nous allons dans des Web Cafe ou toute l electricite saute et nos textes avec... Cela va sans parler des endroits ou l on partage une connection modem 56k pour 10 ordis... Temps de chargement de la page d acceuil de Gmail 37 minutes!!!!
Bref, je remonte les manches de mon Tshirt et je m y recolle en croisant les doigts pour que ca ne plante pas.
Les dernieres nouvelles dataient de Baku, ou nous attendions deseperement notre ferry. A notre aventure se sont joint deux equipes espgnoles, l une composees de deux soeurs en Opel Corsa , que nous apellerons les filles, et l autre de Jaime (c est son nom) qui lui fait le voyage en Vespa 200cc
Le lendemain de notre dernier message nous avons eu enfin la bonne nouvelles, notre ferry allait peutetreeventuellementvraisemblablementsitoutvabienmaispastropquandmeme arriver!!!
Nous avons donc pus prendre nos billets. On nous a donc dirige vers la caisse principal pour l achat des billets. La nous avons eu affaire avec un vendeur de billet qui se lanca dans des calcules visiblement ultra compliques pour savoir quelle marge il allait pouvoir se faire sur le prix reel des billets, sur ce qu il allait nous demander en plus et du special discount tarif prix de groupe parce que nous etions 3 vehicules... Bon, tout ca c est du theatre pour nous donner l impression que le mec fait vraiment un effort, alors qu on se faisait clairement arnaque d au moins 10 dollars par vehicules. Mais bon, on avait envie de partir et les boules que le mec nous bloque ici encore pour 10 jours. Puis il fallut acheter les billet passager, la encore, il fallait aller dans une cabane de jardin, ou sur une belle table en toile ciree bien collante, nous avons achete nos billets a deux vieilles vamps (Version comique). C est un peu comme si on achetait ses billets d eurostar dans la cuisine de la mere Poulain...
Nous rencontrons deux italiens que nous reverons par la suite. Fabio et Catarina, qui parcourent l Asie Central en moto. Ils se dirigent vers le Turkemnistan et n ont que 2 jours pour le traverser car ils ont attendus le ferry pendant 3 jours et leurs visa ne dur que 5 jours!!! Pas fache d avoir renonce a ce pays de fous!
Nous rencontrons egalement un vieux (voir tres vieux) monsieur qui revient de la Mecque sur un velo bleu tout rafistole, et rentre chez lui a l autre bout de l Ouzbekistan... Il est petit et frele, drole et plein de vie, et on sent qu il a une vie bien remplie. Il nous donne une belle lecon de courage et de patience... Les douaniers eux ne comprennent rien et ne voient pas plus loin que le bout de leurs visieres. Ils se foutent du petit vieux, qui ne semble pas bien impressione...
L attente est longue, mais nous la prenons avec philosophie, nous savions que les procedures douanieres des pays que nous allions traverser etaient riche en bureaucratie debile et controle absurde. Nous en profitons pour verifier l etat des voitures, changeons quelques pieces.
Nous partons enfin, il est minuit et demi. Nous sommes arrive a 9h ce matin!!! Nous voyons Baku s eloigner avec beaucoup d emotions. Nous allons au Kazakstan! Premier pays de l inconnus, de deserts et d aventures! Dans notre bateau il n y a que 3 voitures. Celle des filles, la notre et un gros 4x4. Le reste n est que trains et camions. Visiblement la destination que nous prenons n a pas encore developpe ses atraits touristiques! Le capitaine du bateau que nous avons pris pour un simple ouvrier nous demande de l argent afin que rien n arrive a nos voitures... Touche a notre voiture et tu verras ce qui arriveras a ton bateau!!! Pour les filles, il ne leurs demande pas de l argent mais leurs numero de cabine...
Nous faisons connaissance avec un sous officier, qui nous fait visiter le bateau. Il reve de bosser sur les super tankers de BP, reve de l europe et de salaires superieurs a $150 par mois, il vient de Siberie, parle tres bien Anglais et a clairement meilleur allure que son capitaine.... Il en profite pour nous montrer comment marche chaque instrument du bateau. Helas, les descriptions se finissent a chaque fois par "KAPUT". Ce bateau qui semble tenir par l epaisse couche de peinture qui le recouvre est un ancien bateau russe. Presques tous les instruments sont morts ou deregles.... Il finit la visite en nous faisant un historique de la compagnie des ferry Azery. La compagnie avait deux bateaux, le Mercury 1 puis le Mercury 2. Le Mercury 2 se trouve maintenant a 500 m de profondeur au fond de le mer Caspienne, avec a son bord 52 victimes... Bonne nuit!!
Peu de passagers sur cette enorme bateau, donc rien a faire... Les cabines ultra petites abritent 4 lits chacunes, nous sommes avec les filles et Jaime avec un vieux Kazak ivre mais quand meme sympa...
Bref, il fait 45 degres, nous essayons de dormir malgres la chaleur, le bruit des moteurs et l eau qui monte... Nous ne coulons pas, ce sont juste les toilettes qui provoque une grosse innondation.
Nous arrivons enfin a Aktau apres une traversee de 20h! Nous attendons un medecins cense checker chaque passager. Mais il n arrivera jamais. On nous fait passer par une passerelle, puis on nous fait remonter, les ordres se croisent, se contredisent, on prend un bus pour faire 200m, puis on attends sans avoir le droit de s assoir... Nous sommes surpris par les Kazak. Ils ont vraiment des profils tres Asiatiques, clairement Mongol, petit, le visage ronds et les yeux brides. On sent que Gengis Khan s en est donne a coeur joie dans la region!
Nous remplissons des tonnes de formulaires, passons devant des dizaines de controles pour finalement nous retrouver du bon cote de la frontiere, mais sans voitures... Nos voitures etant au fond de la calle nous devons attendre que les camions et trains sortent du ferry... 2h plus tard nous sommes pret a partir... Mais la douane est fermee... Nous passons la nuit sur le parking de la douane. Le lendemain, apres encore 2h de formalitees nous partons En tout et pour tout, il y aura eu 14h d attentes en Azerbaidjan et 16h au Kazakstan... Nous restons neanmoins philosophes...Les douaniers nous avertissans au passage que nous ne devrions pas prendre la route que nous avons prevus car meme les gros 4x4 n y passent pas... Helas, il n y a pas vraiment d autres routes....
Nous prenons donc la route sous un soleil de plombs. Les routes se degradent kilometres apres kilometres. Seuls de gros camions russe prennent cette route, laissant derriere eux des panaches de fumees de plus de 100m! Lorsque nous les doublons, ils nous arrive de ne pas voir ce qui arrives en face pendant plus de 10 secondes! Neanmoins nous foncons. La route n est desormais plus qu une piste avec des morceau d asphalte et beaucoup de sable. Les nids de poules tiennent plus du trous de meteorites et il peuvent faire plus d 1m de large et 30 cm de profondeur... Parfois on trouve aussi des parpaings qui ont dus tomber des camions. On ne comptes plus les voitures et camions en pannes au bord de la route... Nous devons rouler vite car notre voiture a une facheuse tendance a s enliser des que roulons lentement, et le mauvais etat de la route fait vibrer la voiture menace de la deboulonner en un temps record, tout craques et tremble. A 90 sur ces routes, on a un control relatif du freinage et de la direction mais au moins ca vibre moins. Les plaques de protections sauvent la boite de vitesse et le reservoir un sacre nombre de foids. Soudain, enorme trou a eviter, gros ecart, derapage et bam! On se tape un poteau... Le cote arriere droit de la voiture est bousille. La tole touche la roue, le bouchon de reservoir a ete eclate... On retape la tole, remplace le bouchon par du gaffer et reprends la route... Quelque chose nous dit qu il ne faut pas trainer ici. Trop chaud (nous devons rouler les fenetres fermes sinon toute la fumee rentre dans la voiture), trop loin de tout. Il n y a rien de rien. Tout est plat, jaune et sec. Le ciel bleu... C est tout... Le vrai desert... Avec rien dedans... La voiture est lourde avec les deux jerrycans plein a ras bord, le bidon d eau de 15l et toutes nos affaires... La voitures tape, vibre, cogne et grogne. La nuit commence a tomber et nous ne savons pas tres bien ce que nous avons parcourus. Nous arrivons alors a un croisement. A gauche une petite routes avec des ornieres enormes, a droite une route plus large, qui semble etre la route principal. On fonce a droite... La voiture prend une bosse, fait un saut, se plante dans 40 cm de sable aussi fin que du talc... Un bac de sable nous tombe sur le pare brise!! Nous sommes bloque.
Les autres arrives derrieres, nous leurs faisons signe de ne pas passer par la... Tout le monde s arrete, l ambiance est finalement detendue... . Apres avoir vide la voiture, nous avons pousse, creuse et recouvert tout le monde de sable par la meme occasion. Tout a coup, la voiture retrouve du grip et regagne la terre ferme. Quentin perd une tongue dans le sable ultra fin, il mettra 10 minutes a la retrouver! Finalement nous campons dans le desert, buvons du bordeaux chaud que nous avions reserve pour les douaniers et regardonds les etoiles.... Aucun de nous n avais jamais vus autant d etoiles. C est simplement incroyable.
Le lendemain, le desert nous a change. Nous sommes poussiereux, nos cheveux sont gris et nous sommes sales, mais nous ne le voyons plus comme un ennemis, juste un ami avec qui il faut etre prudent. Ca semble peut etre naif d ecrire cela apres aussi peu de temps dans le desert, et pourtant nous n abordons plus la route avec les meme craintes.
Nous roulons donc sur une piste encore plus mauvaise que la veille, les voitures souffrent et nos reserves s epuisent. Nous buvons beaucoup et 15l d eau ca part tres vite. Nous arrivons a un petit village qui nous semblait pourtant etre une grosse ville sur la carte... Notre capot est casse, les attaches ayant cedees sous les chocs repetes, les filles n ont plus de demarreurs et ont creves deux pneux et Jaime s est pris quelques mauvaises chutes et a tres mal a l epaule... Nous refesons le plein d eau et de nourriture et nous repartons. Nous traversons la frontiere Kazakstan/Ouzbekistan en 9h.... Toujours plein de bon sens et d organisation. Nous sympatisons avec une famille Ouzbek de 9 personnes, qui voyage dans une lada brake surcharge, a cote notre voiture semble ultra preparee pour le desert. Nouvelle journee de desert, nouveaux problemes, la voiture surchauffe, nous roulons les vitres fermes, le chauffage sur mode hiver a fond alors qu il fait 40 degres dehors! Un vrai sauna! Nous nous arettons pour retaper nos jantes qui se deforment sous les coups des trous. Nous craignons pour les rotules de la voitures que n avons pas change avans de partir. Tout a coup, l attache d un de nos amortisseur casse. L amortisseur coince sur le cardan, menacant de tout casser a chaque bosse. Tout est coince, grippe dans le sable, nous ne savons pas trop quoi faire. Alors que nous etions en train de nous grater la tete sur les options assez limitees que nous avions, la voiture de la famille Ouzbek s arrette a notre niveau, toute grincante et petaradante.... Tout le monde dessend, tripote, tape, force et finalement reussissent a nous enlever notre amortisseur. D apres eux a 40 km de la se trouve une maison avec un poste a souder... Nous faisons donc ces 40km a 8 km/h pour eviter chaque bosses, Quentin en rappel accroche a une porte de la voiture pour faire contrepoid et epargner nos suspensions...
Nous arrivons de nuit, sales, epuises, devant une maison qui sert de point de repos pour les camionneurs fatigues par la piste. Le proprio nous repart la voiture, force les pieces tordues a main nues (il a des bras gros comme nos cuisses!) et soude le tout. Tout est repare, il est minuit et il ne nous fais rien payer!. Plus rapide qu un stand de rally! Nous dormons dans de grand lits en bois poses dehors. Nous nous endormons sous les etoiles, creves mais heureux!
Le lendemain, les filles nous anoncent qu elle vont devoir aller plus vite, leurs visa ne leurs laissant que 2 jours pour quitter l Ouzbekistan... La route etant desormais redevnues potable, elles filent au petit matin. Quelques centaines de kilometres plus loin, nous les retrouvons, embrayage casse.... Le convois se reforme pour atteindre la premiere ville Ouzbek. Nous sommes tellement sale et puant que les gens nous prennent pour des clochards. Nous ne sommes pas lave depuis 5 jours... Nos vetements sont plein de cambouis, nos mains sales et pleine de coupures, nos levres gercees et nos cheveux sont solides... Difficile d obtenir un taux de change correcte avec ce look... Jaime perd ses clef de scooter, nous l aidons a chercher, mais tout le monde est fatigue. Il faut savioir que Jaime est un mec vraiment tres sympa, 29, psychiatre a Madrid, mais alors completement mal prepare pour ce voyage. Il a du courage donc ca va, mais il n a par exemple jamais eu accident avec son beau vespa, et lorsqu il se planta dans le desert, forcement, le choc, la douleur et les degats sur son scooter lui fire peter les plombs. De plus, il n a qu une bouteille de 1.5l donc est desydrate en permanance. Sa tente se monte en 2h et son sac de couchage prend la place d une bache de camion. Il perd tout, ses cartes, son argent, ses chaussures. Il n a jamais a mange, son telephone toujours decharge et son telephone satellite (pour rassurer ses parents, ne marche pas....) Bref, ce n est pas un boulet loin de la, mais c est vrai qu il fait tout pour que l aventure soit plus epicees.
Les filles font reparer leurs embrayge et reprennent la route a toute vitesse, nous restons avec Jaime qui en vient a defoncer sa serrure a grand coups de burin. Le scooter est debloque au bout de 4h de combats! Les serrures de Vespa c est pas de la gnognotte!
Nous reprennons la route, crevons, reprenons la route.... Notre unique sujet de conversation est la douche que nous revons de prendre. Nous sentons vraiment mauvais.... Serieusement mauvais... vraiment tres tres ... bon ok j arrete.. Nous faisons une pause dans cafe digne de Bagdad cafe ou nous sympatisons avec des camionneurs qui me font gouter une espece de poudre qu ils chiquent a longeur de journee. Ma langue est anestesie et ma bouche me brule! Nous rencontrons une canadienne tres sympa qui va aussi a Ulaan Baator, mais en transport en commun et depuis l Uganda... Ca fait du bien de voir quelqu un de propre, mais comme nous ne le sommes pas, nous lui parlons de loin... Rendez vous a Ulaan Baator.
A 100 km de Bukara, toujours dans le desert mais de nuit, la sonde de temperature s affole, affiche des valeurs incoherente, puis la voiture perd de la vitesse, toussotte, petarade. Nous passons en revus toute nos vagues connaissance mecanique... La voiture surchauffe c est evident, mais pourquoi? Nous roulons de nuit. Pret a flinguer la voiture contre une douche, nous continuons et arrivons a Bukara, ville tres distinguee et touristique, dans une voiture petaradante, fumante et a 2 km/h. Ici le tourisme est culturelle et les gens sont bien habilles, sentent bon et dorment dans des hotels 4 etoiles apres avoir mange dans de fin restaurants. La voiture nous lache sur la place principale de la ville, ou tout le gratin du tourisme est reunis. Nous sortons transpirant a cause du chauffage, puant a cause, oui bon bah vous savez pourquoi... Bref... On denote. On se jette dans le premier hotel (Une splendide demeure du 19 eme siecle avec moulure, poutre taillles et boiseries) mais ca sera pour plus tard. Nous prenons chacun 3 douches et utilisons completement un savon (neuf a la base!) pour nous nettoyer! Nos cheveux retrouve leurs souplesses, notre peau sa blancheur (ah mince, en fait on est moins bronze qu on croyais!) et nos dents leurs blancheur. Nous devorrons un super repas et nous ecroulons dans nos chambres. Bizarrement, nous ne trouvons pas le sommeil, nous nous sentons a l etroit entre ces 4 murs. ca parrait stupide, mais le desert, les etoiles, le bruit du vent dans le tente... Tout cela nous manque deja...
Le lendemain nous reparons la voiture (ou plutot nous virons le thermostat qui etait devenus fou!) et visitons la ville.... Ici les gens font beaucoup plus iraniens que Mongol. Nous sympatisons avec un etudiant, qui nous fais visiter un peu la ville. Nous mangeons avec lui. Ca fait du bien de faire une pause, de prendre un peu de temps... L architecture est emouvante de beaute...C est simplement sublime. Nous avons perdus les filles et Jaime... mais ca contribue a la pause!
En route pour Samarqande, la voiture chauffe toujours et nous force a faire de longue pause pour la laisser refroidir. Nous arrivons enfin, dans une auberge pour back packers ( je prefere a routards. Dans les annees 70, on etait routard et on lisait le guide du routard, maintenant on est backpacker et on lit le Lonely planet en Anglais.... On a la meme barbe et les meme sac a dos, mais c est plus international!) On y retrouve les italiens qu on avait vus a Baku et Nicole la canadienne. Jaime lui dort dans un hotel 5 etoiles. Forcement sa mere a fait le voyage pour le retrouver a Samarqande et lui paye l hotel. Les filles elles foncent vers la frontieres Kazak, leurs visas expirant dans moins de 24h!
L auberge est super sympa, dans une atmosphere ou tout le monde se parle en buvant du the et en mangeant du melon, tout le monde raconte ses aventures... Certains viennent de Belgique et escaladent toutes les montagnes sur leurs parcours, un viel anglais un peu allume vas de train en train et voyage depuis 1 an, un israelien back pack (c est mieux que routarde, non?) la ou ses tongues le portent, les italiens finissent leurs tour de l asie Central et rentre en Italie dans deux jours, un groupe de japonnais fais du velo... On a pas compris ou ils allaient... un hollandais parcours le monde a bord d un enorme 4x4... Ce dernier tres bavarre ne remporte pourtant pas un tres grand succes. Ses histoires de franchissement impossible ne nous font pas rever... Tout le monde s eclipse. Un peu lent a la detente, je me retrouve a parler suspensions de 4x4 avec le hollandais pendant 2h... ca me semble presque indecent a cote du petit vieux qui revenait de la Mecque...
Nous dormons plus ou moins a la belle etoile, (a 6$ la nuit c est deja pas mal!) et decouvrons les toilettes les pires de notre vie.Pour une fois, je me passerais de description, je vous denmanderais juste de me croire sur parole....
Nous visitons enfin Samarqande. Nous nous attendions a quelque chose de merveilleux et finalement avont ete assez decus. Desole de casser le mythe, mais Samarqande est tres touristique, les monuments sont restaures a la va vite et sont globalement en mauvais etat. Attention, les monuments sont veritablements sombtueux, mais de loins. De pres, on decouvre la finesse du travail d antant et la grossierte des retouches modernes... C est terriblement dommage
Derniere nuit a Samarqand, puis nous partons des l aube pour rejoindre la capital de l Ouzbekistan, Tackent, pour y demander notre deuxieme visa Kazak.
Nous arrivons juste a temps. La voiture marche mieux depuis que nous avons isole un autre probleme. Un court circuit dans le ventilo pour ceux que ca interesse!
L apres midi est a nous, Jaime devrait arriver un peu plus tard. Nous allons dans un parc d attraction aquatique pour se rafraichir. Nous nous cramons literrallement la plante des pieds sur les paves brulants et decouvrons l attraction Kamikaze. Deux tobogans immense, dont peut de gens osent se lancer. Les deux chutes quasiemnt a 90 degres. Pendant un tres court instant on se retrouve dans le vide. L arrivee, brutalem transforme les calecons de bains en string bresiliens! Super marrant, probablement pas au norme de securitee europeene, mais quel pied! Nous dormons dans un petit hotel sympa, dans une chambre avec Sauna!!! Nous retrouvons les italiens qui se preparent pour leurs depart. Ils ont renvoyes leurs moto et semblent tout maigres sans leurs grosse combinaisons de motard. Ce petit groupe de l auberge espagnol (2 Italiens, 2 Francais et 1 Espagnol) est vraiment tres touchant. Nous sympatisons d une amitiee sincere et que j espere durable...
Au petit matin, nous decouvrons notre voiture a plat... Les jantes ont trop souffertdes chocs et sont plus ovales que ronde. Je me lance dans un matelage systematique de chaque bosse... J y prends gout, je veux trop bien faire et du coup je flingue la jante... Direction le garage. On passe la matinee avec des garagiste qui nous reparent notre pneu creve gratuitement. Le deuxieme pneu est en revanche foutu. Les flancs ont trop souffert de la crevaison. Un des mecanos vient avec nous dans le voiture et nous enemene dans un immense bazar (Pluisieurs km carre) specialise dans la voiture. Ici on pourrais se construire une bagnoles avec toutes les pieces qu ils vendent. Tout est range par quartier, suspensions, admissions, pneumatique... EN-ORME! On trouve literallement de tout! De notre cote nous trouvons de gros pneus neige pour remplacer notre pneus mort. Nous en prenons deux car la Mongolie semble etre une mangeuse de pneus... De retour au garage, ils retapent la jante et tout est repare. Une derniere douche et nous foncons pour la frontiere Kazak. Nous passons la frontiere Ouzbek et la grille de la frontiere Kazak se ferme devant nous. Rien a faire, nous allons passer la nuit entre deux barrieres...
Le reveil par les douaniers n est pas des plus conviviale et nous plions la tente sous les pressions des douaniers pour que nous pressions le pas... On les attendus 12h, mais eux ne peuvent pas attendre 5 min... Vous l aurez compris, je suis contre les douaniers, contres les barrages routiers (Un tous les 50 km en Ouzbekistan), les controles de Police intempestifs. Bref, les douaniers sont des cons sans pouvoir et sans autoritees qui se cachent derriere le chaos d une bureaucratie desuette et profitent de la peur et la fatigue des touristes pour assouvir leurs pulsions douanieres!.... hum hum Je pourrais continuer pendant des heures, mais je reserve ca pour les nuits d hivers!
Neanmoins, chaque passage se fait sans hausser le ton et en toute politesse, mais voila ce sont des cons qui ne servent a rien!....
Nous roulons toutre la journee sur une route nickel. Nous trouvons un tat de crane de vaches. Nous decidons d en mettre un gros sur la voiture... Nous passons 1h a manipuler ce crane puant, pour finalement un resulat qui fait plus flipper qu autre chose. On realise que les enfants ne nous feront plus coucou a notre passage, mais se metterons certainement a pleurer! Nous decidons de l enlever... Petit cafouillage de route qui nous amene a la frontiere du Kirjistan dont nous n avons pas les visas. Demi tour, on roule une partie de la nuit. Creve on dort dans la voiture et on se reveille congele. Ca y est les nuits sont froides maintenant! Nous sommes desormais a Almaty, ville super riche du Kazakstan, plantee en plein desert au pied des montagnes au neiges eternelles. Ici pas de Ladas, que des BMW, Mercedes et Lexus... On est loin du desert d il y a 1 semaine!
Jaime vient de decouvrir que son visa pour le Kazakstan s arrete aujourd hui,( Quand on vous disait qu il etait desorganise!) ce qui veut dire que dans moins de 3h si il se fait chopper par un control de police (ce qui est loin d etre rare) les choses peuvent aller mal pour lui. Apres 130$ et de nombreuses demarche il aura une prolongation de visa Lundi pour finir les 1500 km qui nous separe de la frontiere Russe> Nous restons avec lui jusqu a ce qu on trouve un hotel, puis nous repartirons sans lui demain. Notre visa s arrete Lundi... RDV en russie!
PS. Nous recevons des messages des equipes du Mongol Rally qui ont reussis a atteindre Oulaan Baator. Tous nous disent que les voitures tombent en miettent, que les abandons sont nombreux et que ce que nous avons vecus jusqu a present n est rien compare a la Mongolie. Il semblerait que le plus gros du voyage soit encore a faire!!!
Nous sommes excites, febrile, mais aussi un peu inquiet>
Bisous a tous de l equipe French Touch






